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Histoire

Historique de la section

La IVe Section naît en 1928 à l’occasion de la réorganisation de la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière, fondée en 1905) qui suit le Congrès de Tours (1920). Elle s’engage activement dans les luttes politiques et sociales de l’entre-deux-guerres, notamment pour soutenir le Front Populaire. Léon Blum, qui habite l’Ile Saint Louis vient y tenir réunion. Le climat politique de l’époque est lourd et, en réaction aux provocations de l’extrême-droite, ses militants font le coup de poing sur le marché qui se tient rue Saint Antoine, contre les Camelots du Roi, les Jeunesses Patriotes, le Parti National et les Volontaires Nationaux. La défaite de 1940 est fatale au Parti qui disparaît, tandis que ses militants sont traqués par les Allemands et Vichy. La lutte s’organise cependant dans la clandestinité et la SFIO renaît en 1942. D’anciens et de futurs militants de la IVe Section adhèrent à des mouvements de Résistance, comme Libération Nord ou le Réseau Brutus, et participent à la lutte contre l’Occupant, tels que Roger Priou-Valjean et Albert Sernissi.

A la Libération la IVe Section renaît et connaît une grande effervescence car la SFIO participe au Gouvernement. En 1946, forte de plus de 200 militants, elle s’installe dans son local actuel de la rue François Miron. Roger Priou-Valjean la représente au Conseil de Paris où il est régulièrement réélu de 1946 à 1958. Pierre Mendès-France vient y faire campagne. Toutefois, la politique algérienne du Secrétaire Général du Parti, Guy Mollet, particulièrement lorsqu’il est au pouvoir en 56-57, divise profondément la Section qui se vide de nombreux et anciens militants qui refusent la répression en Algérie. Les débuts de la Ve République sont aussi une période difficile. Il ne reste plus en 1964 que 3 militants à la Section ! Elle conserve toutefois un élu, Weil-Curiel, au Conseil de Paris de 1959 à 1965. La campagne présidentielle de 1965 est un succès puisque François Mitterrand, candidat unique de la Gauche, met en ballottage le général de Gaulle. Les adhésions repartent. Mais la Section traverse en 1968 une nouvelle crise et retombe à 5-6 personnes.

Au Congrès d’Issy les Moulineaux en 1969, la SFIO se transforme en Parti Socialiste (PS). Le renouveau s’accélère avec l’entrée de François Mitterrand dans le Parti lors du Congrès d’Epinay en 1971. A l’image de toute la Gauche, la IVe Section est dans les années 70 un lieu d’effervescence intellectuelle et d’engagement. Ses militants saluent avec enthousiasme l’élection de François Mitterrand à la Présidence de la République. Le nouveau Président vient d’ailleurs en personne les soutenir à l’occasion des élections législatives qui suivent sa victoire. Forte d’une centaine de militants, la IVe Section retrouve des élus aux municipales de 1983 : Maurice Benassayag au Conseil de Paris et Albert Sernissi d’arrondissement. Réélu au conseil d’arrondissement en 1989, Maurice Benassayag cède son siège à Albert Sernissi. Les déchirements entre courants du Congrès de Rennes en 1990 sont mal vécus par les militants du IVe arrondissement et nombreux sont les départs. L’élection présidentielle de 1995 marque un nouveau départ pour la Section après les difficultés du Parti du début de la décennie. En 1995, c’est au tour de Dominique Bertinotti et de Jean Lhopital d’être respectivement élus au Conseil de Paris et au Conseil d’arrondissement. L’enjeu que représentent les législatives de 1997 conduit Lionel Jospin, Jacques Delors et Pierre Mauroy à venir apporter leur soutien à Dominique Bertinotti, militante de la IVe Section et candidate du Parti Socialiste dans la 1ère circonscription (Paris Centre).

Historique de 1998 à 2006 : en construction. 2001 : Victoire de la gauche, Paris passe à gauche et Dominique Bertinotti devient maire du 4eme arrondissement avec 54,23% des voix. 2002 : Le coup de tonerre !